Pourquoi j’ai appris l’anglais AVANT d’aller en Amérique !

Article rédigé par Cédric ESCOBAR, co-auteur et rédacteur du Blog masterclassfootball.com
En collaboration avec Philippe BURGIO, footballeur professionnel devenu entraîneur UEFA A et chef de projet lors d’évènements internationaux, ils analysent avec une vision d’expert des sujets d’actualité du monde du football dans le but de créer une Formation d’exception !

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Mon rêve

Depuis que je suis enfant, l’un de mes rêves était d’aller aux Etats-Unis, d’explorer ce pays immense et de vivre cette culture à part. Tout me paraissait merveilleux, de l’alignement des gratte-ciels jusqu’au sens du spectacle et de la mise en scène lors d’événements grandioses, en passant par l’attitude des « Ricains » qui oscille entre confiance en soi et insouciance. Cette insouciance qui leur permet de toujours aller de l’avant, comme si, guidés par leur bonne étoile, quelque chose de meilleur les attendait à l’avenir.

Mais je n’avais encore vu cela que sur des écrans de télévision…

La réalité

Pendant que le rêve américain restait dans un coin de ma tête, il fallait faire avec la vie en France. En effet, l’anglais à l’école n’est qu’une matière parmi tant d’autres. Il faut assurer de bonnes notes dans toutes les matières alors qu’une grande partie de notre attention est attirée à cet âge-là par le jeu. On constate en découvrant l’anglais au collège (eh oui à cette époque-là, l’enseignement de la LV2 débutait tardivement 😉 ) que parler devant ses camarades de classe prêts à vous juger et se moquer ou apprendre par cœur des listes de verbes irréguliers est loin du glamour auquel on pouvait s’attendre.

C’est là que la magie de la vie entre en jeu. Je me suis pris de passion pour le Basket-ball !

Et mon rêve américain de prendre encore davantage d’emprise sur moi.

Ma motivation

Dès lors, j’ai commencé à chercher des manières de progresser de manière amusante et intéressante. Le Basket ayant été inventé aux Etats-Unis, la quantité de supports et de contenus dans la langue de l’Oncle Sam est phénoménale. C’était une aubaine inespérée pour moi. J’ai alors décidé de lire tous les mois le magazine « SLAM » entièrement en anglais puis j’ai regardé inlassablement les mêmes vidéos des Superstars du Basket. Plus tard, l’arrivée des DVD m’a permis de visionner les films en V.O. pendant des mois et celle d’Internet de lire une grande quantité d’articles américains.

Pourquoi ai-je décidé d’apprendre l’anglais avant de voyager ?

Tout d’abord, j’étais déjà conscient à cette époque que le monde évoluait vers une internationalisation toujours plus importante, où l’anglais aurait une place prégnante. La démocratisation des voyages en avion et l’augmentation des échanges d’affaires et des investissements à l’étranger m’auront donné raison. L’arrivée d’Internet a même accéléré de manière exponentielle cette tendance !
Afin de s’assurer un avenir dans notre société, il était donc sinon obligatoire au moins judicieux d’apprendre la langue internationale officielle.

Ensuite, il y a une raison qui me paraît évidente et qui ne l’est pas forcément pour la plupart des gens : comment pourrais-je profiter pleinement d’un séjour dans un pays anglophone si je n’en maîtrise pas suffisamment la langue ? En effet, l’expérience vécue n’est pas la même lorsque l’on ne sait pas toujours s’exprimer en fonction des situations ou lorsque l’on cherche ses mots. Le fait d’être incapable d’enchaîner plus de quelques mots renforce le sentiment d’être un étranger lors d’un voyage ou d’un séjour et limite les échanges qui pourraient être enrichissants. Parler la langue locale permet d’établir une meilleure connexion avec les habitants et de se sentir plus accepté et mieux intégré.

Enfin, parce que je pense qu’il est plus facile d’apprendre de chez soi plutôt qu’immergé dans le grand bain. La crainte de parler que nous avons presque tous à cause de notre fâcheuse tendance à appréhender un échec hypothétique et le regard des autres, est un frein monumental à la progression dans l’apprentissage d’une langue. Imaginez-vous tester directement les phrases que vous venez d’apprendre en situation réelle, en vous adressant à un commerçant ou à un passant à qui vous voudriez demander votre chemin.
Est-ce que vous seriez confiant quant à la justesse de la phrase ou à votre accent ? Seriez-vous en mesure de comprendre sa réponse ? Vous apprendriez certainement à parler progressivement mais il est bien plus efficace de s’entraîner chez soi, que ce soit seul ou avec un ami.
Tel un sportif qui passe par un entraînement rigoureux durant plusieurs mois avant de concourir pour une médaille olympique, la répétition est le socle d’un apprentissage pérenne de l’anglais ou de toute autre langue.

Il est bien évidemment possible d’apprendre l’anglais en immersion dans un pays anglophone et si l’occasion se présente, il ne faut surtout pas la négliger, ce sera probablement bénéfique. Mais à moins de tomber amoureux du Pays, de sa culture ou de son peuple, il s’avère plus que difficile de progresser rapidement sans des bases solides.

La réussite et la récompense

La concrétisation de mes efforts survint en 2005 lorsque ma candidature pour intégrer l’Université d’Akron dans l’Ohio pour un semestre fut acceptée, notamment grâce à mon niveau d’anglais ! J’étais tellement heureux car je touchais enfin mon rêve du doigt. Je m’envolais quelques semaines plus tard pour New York pour ce qui fut une merveilleuse expérience. J’ai voyagé dans plusieurs villes des Etats-Unis et du Canada et j’ai même vu les chutes du Niagara à deux reprises : du côté US et du côté canadien. J’ai assisté à un match des Miami Heat, les Champions de la NBA et j’ai fait du fameux Airboat au milieu des alligators dans les Everglades de la Floride. J’ai suivi des cours à l’Université dans des infrastructures dont on ne peut que rêver en France et j’ai pris part aux fêtes universitaires version US, comme dans les films, ou presque ! J’ai observé quatre Etats du haut de la Sears Tower de Chicago et contemplé le coucher de soleil depuis le sommet de l’Empire State Building. J’ai traversé le désert du Nevada en voiture, conduit dans les rues de Los Angeles et j’ai même passé Noël dans un Jacuzzi à Las Vegas !
Et cerise sur le gâteau, j’ai rencontré par hasard l’un de mes basketteurs préférés à New York, Lamar Odom, Champion du monde avec l’équipe nationale américaine, que j’ai immortalisé par une photo.

Je suis rentré en France avec des étoiles plein les yeux, conscient d’avoir vécu une expérience extraordinaire qui restera à jamais gravée dans ma mémoire.

Tout cela n’aurait pas été possible sans avoir appris l’anglais au préalable et je sais désormais que mon choix était le bon puisque que les efforts réalisés ont porté leurs fruits et continueront à constituer un avantage pour moi à l’avenir.

Tout comme apprendre à lire ouvre la porte de la connaissance, apprendre l’anglais ouvre celle de la communication avec des milliards d’êtres humains.

Alors n’attendez pas d’avoir les pieds dans les plats pour assembler les mots et parler ou pour imiter un artiste qui chante.

Comme le disait si bien le sage Lao Tseu : « un voyage de mille lieues commence toujours par un pas ».

Et on ne sait jamais quand on aura besoin de s’exprimer dans la langue de Shakespeare…

Practice and enjoy !

 

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